• Bienvenue sur mon blog !
  • Qui suis-je ?
Regards d'ici
11. nov.
2014
La Place Publique
5

ORGUEIL BENINOIS : CES METIERS MINIMISES PAR MES COMPATRIOTES MAIS QUI FONT LE BONHEUR DES ETRANGERS !

vendeur ambulantOn les voit un peu partout dans nos villes, dans nos rues et sur nos artères, sachets d’oignons en mains, poussant bon gré mal gré des pousse-pousse, ou encore avec de petites caisses en bois ! Ceux-là, ce sont des expatriés, pour la plupart des maliens, des nigériens, des guinéens, des nigérians, et même des burkinabés. Jamais de béninois. Eh oui ! Ego surdimensionné ou dignité profonde, j’en n’en sais trop rien. Mais au moins, je suis un peu plus formel sur un point : le béninois se trouve très supérieur pour exercer certains métiers, ces même métiers qui font quand même le bonheur de certains étrangers en terre béninoise. Tableau !

 

Le métier de cordonnier

Chez moi au Bénin, nous les appelons « Tchouminka», appellation dérivée de ‘’Shoemaker‘’ que nous avons emprunté à nos frères de l’autre côté de la double frontière, les ghanéens. Autrefois l’apanage de ces derniers, ce métier est devenu depuis quelques années le gagne-pain majeur de nombreux nigériens, nigérians et maliens. Reconnaissables à leurs petites caisses sur laquelle est martelé de façon régulière un bout de bois, ces jeunes arrivent avec leur prestation de services, à glaner à la fin de la journée, une somme assez importante pouvant leur permettre de subvenir à leurs besoins primaires. Issa, un nigérien habitué à venir dans mon quartier, m’a dit un jour que quand la journée n’est pas bonne pour lui, c’est qu’il a gagné environ 3000 fcfa, tandis qu’il lui arrive à avoir jusqu’à 8000 fcfa quand la moisson a été bonne. En moyenne, il gagne de façon régulière entre 5000 et 6000 fcfa par jour, m’avait-il fait comprendre. Pour beaucoup de béninois, c’est un métier qui ne rapporte pas grand-chose, donc pas la peine de s’y aventurer.

 

La restauration de rue

Mon ami et frère Maurice Thantan écrivait il y a quelques mois dans son article intitulé ‘’Chez Diallo : Le fast-food guinéen à Cotonou‘’ que les guinéens sont devenus maîtres dans la restauration de rue au Bénin. On retrouve partout, à chaque coin de rue de Cotonou et de Calavi, leurs bases. Un seul moyen pour les reconnaitre : les couleurs bleu & blanc de leur baraque sur laquelle pend en ornement une banderole sur laquelle on peut lire « Cafétariat ». Dans ces lieux, rien n’est cher. Avec 300 fcfa, tu as déjà commandé un plat de spaghetti, et avec 500 fcfa, un bol de lait caillé, et ce à n’importe quelle heure de la journée et de la nuit. Coin préféré de beaucoup de béninois, non seulement parce que la bouffe est quantitativement et qualitativement suffisante, mais aussi car ces ‘’cafèt‘’ sont toutes abonnées à Canal Plus International et diffusent toujours les matches de ligues et de championnats européens et étrangers.

D’un autre côté, entre les ivoiriens avec l’attiékè et le bon dèguè, les burkinabés, nigériens et les sénégalais avec les grillades de bœufs et de mouton (communément appelés ‘’Tchantchanga‘’), tu es sûr que ton estomac ne manquera de rien dans les rues béninoises.

 

Le gardien de nuit

Encore un métier où les maliens ont trouvé un certain bonheur : la veille de nuit. Albert, un grand commerçant béninois, me faisait comprendre dans mes enquêtes pour la rédaction de cet article, qu’il préférait des gardiens maliens pour deux raisons : « ils sont moins chères et surveillent bien mes propriétés ». « Il m’arrive très souvent de faire des visites inopinées la nuit dans mes hangars pour voir s’ils les surveillent bien, et rarement, je trouve quelque chose de mauvais à relever. J’avais déjà travaillé avec des béninois, des togolais et des nigériens et j’ai été déçu. Mais avec les maliens, je suis à l’aise », m’expliqua-t-il. Entre eux maliens, ils l’appellent le « watch-malien », la sécurité totale.

Aussi nombreux sont-ils, ces petits métiers que beaucoup de mes compatriotes minimisent quand bien même ils reconnaissent leur utilité dans leur vécu quotidien. Mais, comme le dit le proverbe, ‘’Nul n’est prophète chez soi‘’. Je ne sais pas trop quels petits métiers mes compatriotes exercent au-delà des frontières, mais une chose est sûre, chez nous au Bénin, notre orgueil mal placé nous empêche de voir au-delà de notre petite personnalité.

Lire la suite
28. oct.
2014
La Place Publique
1

COTONOU : QUAND GYROPHARE ET SIRENE RIMENT AVEC PAGAILLE !

Il est devenu une habitude chez certains béninois aujourd’hui de ne pas respecter les textes et lois en vigueur dans le pays. Chaque jour, nombreux sont ces actes d’incivisme dont les citoyens sont à la fois victimes et témoins. Nos routes sont devenues les espaces de loisirs de quelques voyous, qui n’hésitent pas à narguer les représentants des forces de l’ordre présents un peu partout dans la ville.

7h20min, ce lundi 27 octobre 2014. Comme à l’accoutumée, l’embouteillage s’était déjà constitué sur le boulevard de l’Europe à Cotonou, ce tronçon que nous appelons communément chez nous Stade de l’Amitié-Carrefour Sica Toyota. Alors que chacun dans son véhicule avançait doucement, essayant de se frayer un chemin dans cette file interminable afin de pouvoir être au bureau à l’heure, nous avons été témoin d’une scène qui s’impose de plus en plus depuis peu dans le quotidien des béninois. Las (je suppose) de cette attente, l’un des conducteurs a mis en marche son gyrophare et sa sirène. Et comme un réflexe, dès l’écoute de la sirène, les quelques voitures qui étaient devant elle lui ont cédé le passage, lui permettant d’arriver à la hauteur du carrefour Média-Production, où il s’engagea en sens interdit et à vive allure pour rejoindre le carrefour Sica-Toyota. Stoppé net dans sa démarche par le policier qui réglementait la circulation, notre conducteur indélicat malgré ses explications n’a pu poursuivre sa route puisque les pièces du véhicule ont été confisquées par l’agent, qui avait remarqué que personne d’autre que le conducteur n’était dans le véhicule, et que rien ne justifiait l’usage du gyrophare et de la sirène, et le passage en sens interdit à vive allure. Aussi, sont-ils nombreux à agir de la sorte dans la ville.

Cette scène ramène sur le tapis, l’épineuse question de l’usage du gyrophare et de la sirène sur nos axes routiers en République du Bénin. Es ce dire qu’il faut simplement avoir une plaque bleu ou rouge flanquée ‘’OFFICIEL‘’ pour se permettre certaines déviances ? Où sont passés nos cours d’Education Civique et Morale reçus au cours primaire ? Je me rappelle très bien de cette leçon que j’avais reçue en classe de CE1 et dans laquelle mon maître nous avait cité les véhicules prioritaires, je ne me souviens pas du tout qu’y figuraient les « véhicules avec une plaque flanquée OFFICIEL ». Ou, j’ai été mauvais élève, et j’avais pas assimilé cette leçon. Sûrement pas. Où va le Bénin comme ça, avec le trop plein de zèle de quelques citoyens, ceux là même qui ne respectent pas les lois prescrites pour une vie en société sans problèmes ? Au moins, tout le monde le sait. Et c’est écrit noir sur blanc dans les textes en vigueur au Bénin que seuls les véhicules prioritaires (Représentants des forces de l’ordre en mission, Ambulances transportant des malades et les Véhicules du Président de la République) sont officiellement autorisés à utiliser le gyrophare et la sirène. En tout état de cause, nul n’est au dessus des lois, et notre conducteur de ce matin, l’a bien appris à ses dépends.

Si démocratie rime avec liberté, il ne faut en aucun cas en abuser en posant des actes d’incivisme. Aucun pays ne se développe quand ses citoyens se permettent le vilain luxe de transgresser les lois. Il faut que nos forces de l’ordre multiplient les actions pour décourager au maximum les responsables de tels actes.

Lire la suite
06. oct.
2014
La Place Publique
13

Béninoiserie : quand tu nous tiens !

Béninoiserie © Jean-Paul Lawson

Connaissez-vous les Béninois à travers le monde ?

Sûrement ! Mais, peut-être pas aussi bien que vous le croyez ! Ils sont des milliers à vivre au-delà des frontières. Laborieux, sérieux, consciencieux, ils font la fierté de leur pays de par leur intelligentsia. Qu’ils soient perchés au sommet du Fuji-Yama ou qu’ils vivent dans les igloos chez nos frères du pôle Nord, ou même encore qu’ils se bronzent sur les plages de Copacabana, Miami ou Canberra, mes compatriotes travaillent sans relâche pour que le « made in Bénin » demeure un label de référence. Mais entre nous Béninois, quand il s’agit de nous reconnaître, c’est très facile. Un bon Béninois, qu’il soit en groupe ou en solo, adopte des attitudes, pose des actes qui le caractérisent et qui le singularisent. Aujourd’hui, je vais vous livrer le top 15 des gestes, comportements, attitudes, et habitudes qui vous permettront de reconnaître un vrai Béninois où qu’il se trouve.Ce que nous appelons entre nous, la Béninoiserie. Alors, allons-y !

Il est vraiment béninois quand …

–         Il refuse de te prendre dans son entreprise si tu n’es pas du même village que lui !

–         Il refuse de te prêter de l’argent pour te soigner, mais est prêt à financer tes funérailles !

–         Il cherche par tous les moyens à prendre la place de son frère ou de son ami !

–         Il vend à plusieurs personnes, la même parcelle !

–         Les médicaments de la rue lui sont plus efficaces que ceux des pharmacies et hôpitaux !

–         Il lâche un pet parmi ses amis, fait l’étonné, et recherche l’auteur avec les autres !

–         La nuit, il se lève et va choper le poisson frit de maman et met ça sur le compte du chat !

–         Il prend un appel et parle fort pour que tout le monde entende ce qu’il dise !

–         Il refuse de donner l’argent de la popote, mais passe toutes ses nuits en boîte de nuit !

–         Il abandonne l’école et ses études et s’adonne à la cybercriminalité !

–         Il se préoccupe beaucoup plus de ce qui se passe dans le couple de ses voisins que dans le sien !

–         Il préfère dormir dans les taudis de Cotonou que vivre décemment au village !

–         Il est capable de mettre un troupeau de 12 moutons dans cloboto !

–         Il arrête son beau véhicule au milieu de la chaussée, allume ses feux de détresse, sort et va s’acheter un Pepsi-Cola , retourne dans la voiture et continue sa route !

–         Il te dit au téléphone qu’il est à Parakou alors qu’il est en plein cœur de Cotonou !

Alors, toi mon frère, toi ma sœur, que tu sois blanc, noir, jaune, rouge ou même arc-en-ciel, quelle que soit ta nationalité, ta religion ou tes convictions politiques ou sociales, si tu te retrouves dans l’un des schémas ci-dessus, n’hésite pas à venir me voir. Je te donnerai moi-même la nationalité béninoise.

PS: merci à Nelia Folley qui m’a aidé à réaliser cette compil.

La liste n’étant pas achevée, n’hésite pas à la compléter en commentaire. Il est vraiment béninois quand…

Lire la suite
06. oct.
2014
Art & Culture
1

Rentrée Solennelle Art & Culture 2014-2015 à l’Institut Français de Cotonou : Nuit Blanche inoubliable !

Poster Nuit Blanche 2014 – IF Cotonou

Comme pour paraphraser mon frère burkinabé dans son article, je dirai à mon tour, A chacun sa rentrée ! Après Ouagadougou, c’est au tour de Cotonou d’effectuer sa rentrée solennelle dans le domaine des Art & Culture. C’était ce Samedi 04 Octobre 2014, dans l’enceinte de l’Institut Français, situé sur l’Avenue Jean-Paul II. Placée sous le thème de la nuit blanche (2ème édition), elle a connu la participation de nombreux artistes venus d’horizons et de spécialités divers.Ouverte gratuitement et librement au public, amateurs et professionnels des Arts & Culture s’y sont retrouvés pour partager ces moments de pure joie.

 

Le concept « Nuit Blanche »

Littéralement en langue française, une nuit blanche est une nuit complète, sans sommeil, sans avoir dormi la journée précédente, ni dormir la journée suivante. Le concept « Nuit Blanche », appliquée dans le secteur des Art & Culture, désigne une manifestation culturelle annuelle se déroulant sur une nuit au cours de laquelle, de nombreuses animations ont lieu dans la rue ou dans des espaces aussi bien publics que privés. Cette manifestation culturelle, initiée pour la 1ère fois par le maire de Paris Bertrand DELANÖE en 2002, s’est depuis étendue à de nombreuses grandes villes à travers le monde. Bruxelles, Montréal, Rome, Lima, Séoul, Toronto, ont très vite pris le train en marche et rejoins l’événement. En Russie par exemple, il existe le Festival des nuits blanches de Saint Petersburg, consacrée aux arts sous toutes leurs formes. Au Bénin, c’est à Cotonou, la capitale économique du pays, que se tient la Nuit blanche.

Nuit Blanche 2 : Cotonou by night !

Performance du Studio Kurtycz © Jean-Paul Lawson

Après le franc succès de la 1ère édition de la Nuit Blanche l’année dernière, l’IF de Cotonou a tout mis en place pour impressionner le public béninois. Les petits plats dans les grands, tout était parfaitement orchestré pour faire de cette 2ème édition, une nuit blanche inoubliable, avec un accent particulier sur le Street art (art de rue) et le spectacle vivant. Moment de rencontres et de partages, placé sous le signe de l’émerveillement, le public cotonois venu très nombreux a eu droit à des performances artistiques de 1er choix : de la toile à la danse en passant par les fresques et les prestations de hauts niveaux de Toffa, Doudou, et Totché, sur des airs d’orchestres sortis de l’ordinaire. Et, il en a eu pour son compte. A en témoigner par les flashes des appareils photo numériques qui fusaient çà et là.

Côté performances, il faut noter l’excellente réalisation de Rémy SAMUZ, ‘’l’homme-arachnide‘’ avec ses toiles d’araignées, celle sur toile du studio KURTYCZ, et la fresque enjouée d’Hector SONON. Mais le clou de la soirée a été et surtout la performance surprise du personnel de l’Institut (une vidéo semblable à celle de Stéphane Brabant – Happy from Ctn), sur une chanson de ZAZ. Soirée inoubliable pour tous !

Avec l’artiste-plasticien, Rémy SAMUZ (l’homme-arachnide) © Jean-Paul Lawson

Cette soirée à l’IF marque la rentrée culturelle de l’année 2014-2015 à Cotonou, année qui augure d’énormes manifestations : les concerts de Sèssimé et de Patrick Ruffino, des rendez-vous humoristiques et théâtrales avec Gohou et Ster City, pour ne citer que celles-là.

Rendez-vous en 2015 !

En tout cas, moi j’y serai, Inch Allah !

Lire la suite
04. oct.
2014
La Place Publique
2

Hommage au Collège Père Aupiais

Centre d’apprentissage et de transmission du savoir,college.catholique.pere.aupiaisgnration.consciente.et.montante

Obvie de qualités, tu es le socle du devenir humain.

Lieu important de brassage culturel,

Locomotive du succès éducatif national, tu es un

Établissement reconnu à travers le monde, de par l’importante

Gamme de Leadership que tu forges dans ton

Écurie d’élite humaine.

 

Pilier de la formation symbiotique de l’Être, de la Morale et de la Religion, tu incarnes une

Ecclésia de connaissances en ton sein.

Repère incontournable des érudits nationaux et internationaux, tu prônes l’

Excellence partout et pour tous.

 

Ancre de navire de l’œuvre de l’illustre A. Francis, tu incarnes une

Ubiquité sans pareil dans nos vies.

Personnage, prophète, père, tu es tout à la fois pour nous tes enfants.

Image emblématique du monde religieux, tu demeures pour tous, ce vaillant

Ambassadeur et artisan de Justice, de Paix, de Joie et d’Amour.

Icône importante de la vie de notre pays, Père Aupiais, tu resteras dans nos cœurs. A travers ta

Signature, ORA & LABORA, tu demeures un modèle pour toutes les générations !

Lire la suite
03. oct.
2014
La Place Publique
5

De Cotonou à Ouagadougou : 2 villes, deux styles de vie !

© Jean-Paul C. LawsonPrès d’un mois après mon retour du Forum des Jeunes de Fada au Burkina-Faso, j’ai décidé de dépeindre ce que j’ai vécu au cours de mon bref séjour en terre des étalons. Aujourd’hui, j’ai décidé de me livrer à un simple jeu de comparaison entre Cotonou et Ouagadougou. Cotonou VS Ouagadougou !

Le culte de l’autorité

Chez nous au Bénin, nous avons l’habitude de vouer un culte sans pareil à l’autorité. Ce qui est totalement le contraire au Burkina. Au Bénin, le ‘’chef‘’ est devenu presqu’une marque déposée. Partout, et surtout dans l’administration publique, le béninois aime conserver « le titre » que lui confère sa fonction, quand bien même il n’exerce plus ladite fonction. Mais lorsqu’il accède à un poste supérieur au précédent, il se démet très rapidement de l’ancien titre au profit du nouveau. Alors qu’au Faso, c’est totalement le contraire. On ne remarque pas de différences entre les administrateurs et les administrés. J’ai vraiment été sidéré par une situation très marquante. J’étais à la fois étonné et émerveillé lorsqu’au cours des différents pauses et cocktails qui ont meublé le forum auquel j’ai participé au Burkina, les maires des communes invitées, les autorités étatiques ne se sont pas éloignés des participants pour se restaurer, bien au contraire, ils se sont mêlés à la horde des jeunes leaders pour partager avec eux ces moments. Vous ne verrez presque jamais pareille chose dans mon pays. Aux séminaires et fora, tellement l’habitude est ancrée dans nos gênes que même si on n’y fait pas expressément allusion, les autorités se démarquent du commun des béninois pour se restaurer.

La mentalité

Au Burkina, comme le disais mon ami Fred, les citoyens sont ‘’free‘’. Le contraire du Béninois, qui est par nature compliqué…Oh que oui, je le dis et je suis formel. Nous sommes par nature difficiles à vivre, toujours nous comportant comme le centre du monde. Et les jeunes filles béninoises, n’en parlons même pas. Elles constituent la définition parfaite de la coquetterie. J’ai même entendu une fois dans Reines d’Afrique de RFI que les Béninoises étaient les femmes les plus coquettes du monde. A Cotonou, nous avons souvent une très haute estime de nous-mêmes et nous l’arborons à travers nos comportements comme si c’était des trophées (même si ce n’est pas le cas chez tout le monde).

L’architecture urbaine

S’il est vrai que les deux villes se modernisent de plus en plus aujourd’hui, Ouagadougou a su puiser dans le style d’habitation traditionnel des tribus du Faso. Il est très courant de voir tout un quartier adopter le même style de construction, comme par exemple, toute une zone réservée aux habitations de type Rez-de-chaussée, ou R+1, etc… A Cotonou par contre, le plan d’urbanisation n’est aucunement structuré, ce qui crée des disparités dans le style d’habitation. Ici, ne soyez jamais étonné de voir une très belle villa à côté d’une bicoque en matériaux précaires. De même, dans la construction des voies de circulation, Ouagadougou est très loin devant Cotonou. J’y ai remarqué de très larges chaussées, des routes bien construites, des couloirs de circulations adaptées à chaque type d’engins, ce qui procure un véritable plaisir à circuler. Or à Cotonou, nos chaussées sont étroites, et les embouteillages assez fréquents, notamment aux heures de pointes.

Les transports

La politique des transports à Ouagadougou est très développée. D’une zone à une autre, le moyen de transport qui s’offre à tous, c’est la voiture. Je me suis vite confronté à la dure réalité de l’inexistence des taxi-motos, principaux moyens de transports à Cotonou. Chez moi, c’est la moto. Pour posséder une voiture, il faut avoir un certain train de vie, ce qui a conduit beaucoup de béninois à plutôt adopter les motos.

L’essence

Cotonou, capitale mondiale du « kpayo ». A Cotonou, il y a plus de vendeurs d’essence frelatée que de stations. A Ouagadougou, c’est tout à fait le contraire, la culture des stations-services est très populaire et très encouragée par les autorités.

 

A bien des égards, la vie à Ouagadougou semble belle et paisible. Même s’il est vrai que j’adore Cotonou, je crois bien que si l’occasion se présentait d’aller vivre chez mon voisin du nord-ouest, je ne la laisserai pas s’échapper !

 

Lire la suite
02. oct.
2014
Infosports
0

2ème journée de la Ligue des champions 2015 : Des Colchoneros opportunistes et une victoire à la clé !

Emmené par l’euphorie de la victoire de mon club français préféré face à la bande à Leonel Messi avant-hier soir au Parc des Princes (même si je n’ai pas pu suivre le match, faute d’abonnement), j’ai décidé de ne pas me faire compter cette journée du mercredi entrant dans le cadre de la 2ème journée de cette Ligue des Champions 2015. 17h. Sortie du service. Un tour rapide chez mon distributeur habituel pour me réabonner, et c’est parti. Direction ma demeure. Aussitôt rentré, et après une bonne douche, je pris siège pour suivre un match. Atlético Madrid-Juventus. Belle affiche pour cette seconde journée de LDC.

En prenant la direction de l’Estadio Vicente Calderon où les colchoneros recevaient la vieille dame, je m’attendais à un match entre champions, que dis-je, entre gladiateurs. Après leur déroute en Grèce, les hommes de Diego Simeone devaient tout donner pour rattraper leur retard dans ce groupe. 20h. L’Allemand Felix Brych, l’arbitre de la rencontre lança les hostilités après l’exécution de l’UEFA Anthem. Très tôt, le vengeur masqué (Mario Mandzukic) et les siens ont pris le match à leur compte. Passes courtes, jeu posé, contrôle simples et bonne circulation de balle. Le début de match semblait presque parfait. En face, Tevez, Llorente, Pogba et les autres répondaient présents aux assauts répétés des attaquants de l’Atlético, et repartaient rapidement en contre.

De belles occasions, mais la finition pas toujours au RDV.

25ème minute, première grosse occasion de Mandzukic qui trouve Gigi Buffon sur son chemin et une réaction de Pogba à la 32ème dont la frappe enroulée passe à près d’un mètre du but d’Angel Moya constituerons les deux uniques occasions de la première mi-temps. Mais, c’est à la 75ème minute que le match sera dénoué : accélération de Tiago Mendez côté gauche, déviation vers Juanfran sur l’aile qui centre. But ! But ! But ! Arda Turan venait de faire trembler les buts de Buffon. 1-0 pour l’Atlético.

Deux styles de jeu totalement opposés

Loin de seulement constituer un match de foot classique, c’est l’opposition de deux styles de football qu’il faut relever au cours de ce match. L’une technique et l’autre physique. Enormément de fautes, notamment en milieu de terrain, des rapports physiques à ne pas en finir, comme le confirment les 9 biscottes jaunes distribuées par l’arbitre aux joueurs durant le match.

Tacticien de génie

Coach de l'Atletico de Madrid
Diego Simeone

Même si la Juve a dominé de bout en bout le match, il n’en demeurait pas moins que Diego Simeone avait plus d’un tour dans sa poche. Celui que j’appelerai l’homme du match (depuis son banc de touche) a surpris plus d’un. Alors que son équipe était à la traîne dans presque tous les compartiments de jeu, Diego Simeone a changé radicalement son système de jeu. Tous devant ! De par ses gestes demandant à ses joueurs de jouer plus haut, et réclamant à maintes reprises à l’arbitre les coups de pieds arrêtés au profit de son équipe, le coach des colchonéros a développé hier une tactique très connue des fans du jeu Football Manager, la tactique du Contenir-Contrer. Un coaching qui s’est révélé gagnant puisque sur une action collective, Arda Turan inscrivit le seul but de la rencontre, ce qui assura les 3 points à son équipe.

Le groupe A relancé

Avec la victoire inatendue de Malmö sur l’Olympiacos 2 buts à 0 hier soir, tous les débats sont relancés dans ce groupe A puisque chacune des équipes totalise une victoire et une défaite. L’Atletico de Madrid conserve toujours une chance d’aller en finale de cette édition de la LDC.

Lire la suite
01. oct.
2014
La Place Publique
0

Phase 2 de l’opération Port de Casque Obligatoire : LE ONE-MAN-SHOW DE LA POLICE BÉNINOISE CONTINUE !

Chaque semaine à Cotonou apporte son lot quotidien de nouveautés ! Cette fois-ci, c’est la question de la sécurité des citoyens qui revient sur le tapis. Après le succès de la phase 1 de l’opération, place était ce weekend au lancement de la seconde étape : le contrôle des casques des passagers.

Lundi 29 Casque Portés par deux citoyensSeptembre, 7 heures du matin. Une horde de bleus, telle des sentinelles, étaient alignées sur l’axe Calavi-Cotonou-Porto-Novo. Bras opérateurs de l’opération port de casque, ils étaient décidés à amener la population de Cotonou à se conformer aux directives de la DGPN et de la CNSR sur les bonnes habitudes à adopter sur nos axes routiers, n’hésitant pas à faire descendre les clients les plus indélicats des taxi-motos.  Plus d’un mois après la phase 1 de l’opération, le port de casque a commencé par entrer dans les habitudes de mes compatriotes.

La sensibilisation, la meilleure arme du policier !

Même si l’on déplore de plus en plus le manque de communication de la Police Nationale dans les médias sur les nombreuses réformes engagées depuis quelques mois  et les manières avec lesquelles elles sont conduites, cette fois au moins, les bleus n’ont pas usé de la force à laquelle ils nous ont habitués depuis peu. Haut-parleur à la main, les éléments du Directeur Général de la Police Nationale, n’ont pas cessé de sensibiliser les citoyens au port de casque, en leur rappelant notamment que leur sécurité constitue l’une de leurs missions les plus importantes. Une attitude qui a ravie plus d’un sur l’axe routier. Fait pour le moins surprenant, le Centre National de Sécurité Routière n’était pas au rendez-vous. Est-ce dire qu’il s’est lassé de son rôle de sensibilisation aux règles de sécurité à observer sur nos routes ?

Lire la suite
«
  • 1
  • …
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
Ce monde: le mien, mais aussi le vôtre!

Auteur·e

L'auteur: cyprianolaw
Je suis Jean-Paul Lawson. 23 ans, passionné d’internet, de nouvelles technologies, du web 2.0 et des réseaux sociaux, de culture générale, de photographie, de musique, de cinéma et de gastronomie, de voyages et de découvertes inédits, je me suis ‘’autoproclamé‘’ « Citoyen du Monde et des Cultures », le prototype de l’homme des réseaux sociaux.

Populaires

Article : Elle et moi, une fois, la première !
Elle et moi, une fois, la première !
18 mai 2016
Article : A Gorée, j’ai coulé des larmes !
A Gorée, j’ai coulé des larmes !
9 décembre 2015
Béninoiserie : quand tu nous tiens !
6 octobre 2014
Article : Bons baisers du Cameroun : Bienvenue en Afrique depuis Paris !
Bons baisers du Cameroun : Bienvenue en Afrique depuis Paris !
24 août 2018
Article : Parce qu’au-delà de tout, je l’aime!
Parce qu’au-delà de tout, je l’aime!
16 mars 2018
Lettre d’un fils mécontent à son père !
7 avril 2015
Article : Un gaou à Paris, version 2.0 ! Et puis, quoi encore…
Un gaou à Paris, version 2.0 ! Et puis, quoi encore…
10 mai 2016
A Alexandrie, j’ai rencontré Fatma !
22 septembre 2015
Cotonou : Top 10 de mes coins gourmets préférés !
18 février 2015
Article : Chroniques d’un retour au pays natal: bla…bla…bla!!!
Chroniques d’un retour au pays natal: bla…bla…bla!!!
30 mai 2017

Rechercher

Mots-clefs

2015 Afrique Alexandrie Archives Association pour le Développement des Activités Documentaires au Bénin Bénin Béninois Béninoiserie Campagnes électorales Cotonou Culture Direction des Archives Nationales Découvertes Délestage Développement Economie Education Egypte Elections Energie Solaire Environnement Femme Formation France Francophonie Ghana Habitudes Home Jeunesse Journal Intime Mondoblog Paris Patrimoine Pharaons d'Egypte Politique Rencontres Réseaux Sociaux Santé Social Société Togo Tourisme Université Senghor d'Alexandrie Voyages Yayi Boni

Calendrier

janvier 2026
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  
« Déc    

Rechercher

Articles récents

  • Du papier au dessert, la première étape, c’est de croire en soi !
  • Bons baisers du Cameroun : Bienvenue en Afrique depuis Paris !
  • Tous avec les Pharaons d’Egypte !
  • Parce qu’au-delà de tout, je l’aime!
  • Eh Touriste! Chez moi, c’est chez toi! Bienvenu au 229!

Archives

  • décembre 2022
  • août 2018
  • juin 2018
  • mars 2018
  • août 2017
  • mai 2017
  • février 2017
  • octobre 2016
  • juillet 2016
  • juin 2016
  • mai 2016
  • mars 2016
  • décembre 2015
  • novembre 2015
  • octobre 2015
  • septembre 2015
  • août 2015
  • juillet 2015
  • juin 2015
  • mai 2015
  • avril 2015
  • mars 2015
  • février 2015
  • janvier 2015
  • décembre 2014
  • novembre 2014
  • octobre 2014

Articles récents

  • Du papier au dessert, la première étape, c’est de croire en soi !
  • Bons baisers du Cameroun : Bienvenue en Afrique depuis Paris !
  • Tous avec les Pharaons d’Egypte !
  • Parce qu’au-delà de tout, je l’aime!
  • Eh Touriste! Chez moi, c’est chez toi! Bienvenu au 229!

Rechercher

Archives

  • décembre 2022
  • août 2018
  • juin 2018
  • mars 2018
  • août 2017
  • mai 2017
  • février 2017
  • octobre 2016
  • juillet 2016
  • juin 2016
  • mai 2016
  • mars 2016
  • décembre 2015
  • novembre 2015
  • octobre 2015
  • septembre 2015
  • août 2015
  • juillet 2015
  • juin 2015
  • mai 2015
  • avril 2015
  • mars 2015
  • février 2015
  • janvier 2015
  • décembre 2014
  • novembre 2014
  • octobre 2014
Regards d'ici © 2026
-
BLOG DU RÉSEAU MONDOBLOG
Mentions légales Centre de préférences
48