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Regards d'ici
31. juil.
2015
La Place Publique
0

Pour la fête nationale, Cotonou fait sa toilette !

Je suis formel. La seule période de l’année où Cotonou fait sa toilette, c’est la semaine précédant le 1er août, jour de fête nationale. Pourquoi ? Je n’en sais trop rien. Mais je suppose que c’est la période de l’année où il y a le plus grand nombre de personnalités nationales et internationales dans la cité. Il faut quand même montrer, notamment aux étrangers, un visage attrayant de la capitale économique de ce beau pays, que dis-je, mon beau pays. Cette fois, notre invité d’honneur est le tout nouveau commandant du navire de l’Est, le président Muhammadu Buhari Et pour ne pas faire piètre figure, la municipalité s’est empressée de dépêcher dans les rues, les peintres, qui seaux à la main, badigeonnent les principales artères de la ville au 3CI.

A Noël, au Nouvel An, ou même à Pâques, et ce, depuis quelques années maintenant, vous ne verrez plus pareil spectacle. Il y a même eu un reportage réalisé en 2013 par le correspondant de TV5 Monde au Bénin, où en période de fin d’année, la cherté de vie a conduit à la mévente des commerçantes dans les marchés de la ville. Mais au-delà, de ce qu’a relevé le reporter dans son film, c’est le côté lugubre de la ville que moi j’ai remarqué. Alors que dans d’autres pays, les fêtes religieuses et de fin d’années sont l’occasion d’embellissement des villes, chez moi au 229, c’est tout bonnement le contraire… C’est à croire qu’ils n’ont plus de budget relatif à l’embellissement de la ville de Cotonou.

Les autorités à divers niveaux ont juste décidé de faire sortir l’argent seulement quand c’est la fête nationale… D’une certaine manière, je comprends… C’est quand même la fête nationale, la première célébration du pays. Mais de là, à ce que ça devienne une règle, hummm… En tout cas, une chose est claire, propre ou pas, Cotonou accueillera les festivités du 1er août 2015. Et la fête sera belle, je vous le promets !

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30. juil.
2015
La Place Publique
1

« Osez innover, Bénin 2015 » : la conférence du social entrepreneur !

Une chose est certaine aujourd’hui. L’Afrique est le continent de demain. Imaginez un environnement dans lequel les besoins fondamentaux de tous sont assez bien assurés, ce monde, est-il possible ? Oui, mais comment ? Une seule réponse : par l’entreprenariat social, avec #Osezinnover.Logo_oser innover

#Osezinnover Bénin, c’est quoi ?

C’est un concours ouvert à des jeunes désireux de présenter un projet social d’entreprise. L’objectif de ce concours-conférence du social entrepreneur, c’est de permettre, aux participants de pouvoir disposer de clés pouvant susciter en eux l’identification aisée de solutions d’affaires créatives et durables en se basant sur les besoins sociaux de leurs communautés respectives. Au terme du programme, les projets des 10 meilleurs sociaux entrepreneurs qui ont pris part à l’aventure seront retenus pour bénéficier d’un accompagnement complet.

150 jeunes Béninois avaient envoyé un dossier de candidature pour faire partie de l’aventure. Après une sélection basée sur la motivation, la vision entrepreneuriale, la créativité, ainsi que les expériences personnelles et professionnelles des candidats, 25 jeunes venus des quatre coins du pays ont été retenus pour suivre la conférence « Osez innover » qui s’est tenue du 15 au 20 juin 2015 au centre Songhaï à Porto-Novo. Après la formation, ces jeunes ont eu droit à 4 semaines pour élaborer un business plan qu’ils ont soutenu devant un jury à l’ambassade des Etats-Unis. A l’issue de cette phase, les 10 meilleurs projets seront encore proposés à un jury. Les jeunes sélectionnés se verront accompagnés entièrement ou partiellement pour mettre en œuvre leur projet personnel. Au terme du programme, un camp d’entraînement sera organisé au profit des gagnants d’« Osez Innover » Bénin 2015.

« Osez innover », c’est le fruit de la coopération (plus que réussie) entre le gouvernement des Etats-Unis à travers le programme US Peace Corps et le Young Beninese Leaders Association. #Osezinnover, un événement que nous espérons voir perdurer pour le bien de la jeunesse béninoise.

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10. juil.
2015
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2

Le projet Soha : une initiative de développement universitaire pour Haïti et l’Afrique francophone

Descartes affirmait dans son Discours de la Méthode que : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ». Moi je dirais plutôt que c’est « La connaissance qui est la chose du monde la mieux partagée ». Et pour soutenir ma thèse, je prendrai exemple sur le projet Soha.

 Le projet Soha : qu’est-ce que c’est ?

Né de l’ambition de créer un réseau ayant pour objectif la construction et le partage de la connaissance, la Science ouverte en Haïti et en Afrique francophone (Soha) est un projet scientifique qui repose sur deux bases fondamentales : la connaissance et l’action. Connaissance dans la mesure où la science ouverte peut être « un outil d’empowerment et de justice cognitive pour Haïti et les pays d’Afrique francophone ». L’action, elle, s’inscrit dans la droite ligne de l’expérimentation de la science ouverte dans les universités et centres de recherche. Œuvre des professeures Florence Piron et de Diéyi Diouf, le projet met à la disposition de toute la communauté universitaire des pays du Sud et du Nord, un ensemble de ressources et d’activités visant à lever les barrières-obstacles à l’adoption des valeurs, des pratiques et des outils de la science ouverte dans les universités d’Haïti et d’Afrique francophone.

Le projet Soha est donc une initiative – qui se veut internationale – à travers laquelle étudiants, enseignants, chercheurs, hommes et femmes, pourront réfléchir et travailler sur la science ouverte, la construction et le partage du savoir sous toutes ses formes.

 Un ensemble d’outils et de ressources efficaces pour construire et partager le savoir

Science ouverte, c’est la connaissance libre. Et quand on parle de libre dans ce siècle du web 2.0, les outils et ressources sont nombreux. Dans le cadre de ce projet, la science ouverte s’opère à travers de nombreuses activités, des enquêtes, un collectif (qui est un réseau social web), une équipe de recherche solide et des publications en ligne. Elle couvre de nombreux thèmes parmi lesquelles, l’archivage en ligne des savoirs locaux, la recherche-action participative, les débats publics sur les grandes questions scientifiques de notre époque, le libre accès à l’information scientifique, le partage et la réutilisation des données de recherche, le big data, le financement de la recherche, etc. Le projet a déjà constitué de nombreuses collections bibliographiques collaboratives grâce au logiciel libre Zotero, collections dont de nombreuses références sont répertoriées sur son site internet. De plus, le projet dispose d’un groupe Facebook et d’un compte Twitter (celui de l’Association science et bien commun) pour interagir avec la communauté universitaire. Preuve que le savoir reste véritablement la chose la mieux partagée au monde.

Soha déjà en marche en Haïti et Afrique francophone

L’une des premières activités organisées dans le cadre du projet Soha fut le colloque sur le thème : La science ouverte et le libre accès dans les universités haïtiennes : état de la situation et propositions. Un colloque qui s’est tenu à Port-au-Prince en Haïti le 27 mars dernier sur la co-organisation du Risoha et de l’Université d’État d’Haïti, les professeures Piron et Diouf ont présenté durant leurs communications le projet Soha, son importance et sa nécessité dans la promotion de l’accès à l’information pour tous. D’un autre côté, les étudiants de 3e et 4e année (Licence et Master) de l’École normale supérieure d’enseignement technique (Enset) de Douala (Cameroun), ont suivi du 15 au 17 avril 2015 un séminaire intitulé : Le « Libre accès » au service des chercheurs : comment réussir sa recherche à l’ère du numérique ?, au cours duquel Thomas Hervé Mboa Nkoudou a présenté aux étudiants, les principales conclusions du colloque ci-dessus évoqué. Enfin, tout dernièrement, Florence Piron a rencontré le professeur Claude Lishou, coordonnateur du projet de dématérialisation des programmes et activités du Cames pour lui présenter le projet et ses missions, et voir dans quelles mesures une coopération pourra s’établir entre eux et l’institution africaine.

 Participer à Soha : pourquoi pas ?

Sachant qu’une seule hirondelle ne fait le printemps, le projet est ouvert à tout universitaire francophone. Pour devenir membre du collectif Soha, il suffit de remplir ce formulaire ou visiter le site internet du projet.

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09. juil.
2015
La Place Publique
7

Il était une fois… les Béninois !!!

Il était une fois, un pays nommé Bénin, où les habitants avaient développé certains usages tout à fait particuliers. En effet, ne soyez pas étonnés si vous décidez de passer quelques jours sur le sol béninois. Quelques jours pendant lesquels (j’en suis sûr), vous serez marqués à vie par cette joie de vivre si singulière aux Béninois. Petits, grands, mince ou gros, personne ne s’y  dérobe.

Chez nous au Bénin:

  • C’est hyper dur de faire un régime quand tu vois ta mère cuisiner une bonne sauce de Gbôtà (sauce de tête de mouton). Pour rien au monde on ne raterait ça, l’on ne se fait pas prier pour ce genre chose. Quand bien même tu te sens anorexique, comment te priver de cette merveille gastronomique?
  • A ton anniversaire, tu reçois de l’argent comme cadeau et ta mère te dit : « Donne-moi ça, je vais te le garder », du genre ‘’Banque familiale‘’, un moyen subtil pour te dire que tu n’as pas l’âge d’avoir une certaine somme en ta possession. Ah ça, je l’ai tellement vécu. C’était le kif de ma mère. Chaque fois qu’un de mes oncles ou l’un de ses amis venait à la maison et qu’il nous gratifiait d’un petit billet, c’était la règle de base. Des fois même, elle n’attendait pas son départ pour te dire le dire, toujours sourire aux lèvres, tandis que déjà tu arbores la mine renfrognée. Jusque-là, c’était gérable. Le comble, c’est quand tu viens lui demander quelques pièces pour t’acheter ceci ou cela, et qu’elle te répond qu’elle n’a pas d’argent, tu lui rappelles le don passé et elle te répond, histoire de se débarrasser de toi : « Tout ce que tu as porté depuis ta naissance là, tu sais comment tu l’as obtenu ? » La phrase fétiche des parents béninois pour te faire comprendre que si quelqu’un te donne de l’argent, c’est à cause d’eux…. 🙂
  • C’est plus facile de demander quelque chose quand tu es malade. Si Si, pour l’avoir expérimenté à de nombreuses reprises, je suis certain. Pour nombre de parents béninois, quand un enfant est souffrant, c’est toute la famille qui est souffrante (surtout quand vous n’êtes pas nombreux). Et pour accélérer le processus de rémission, tout est offert. Surtout les confiseries, les sorties et autres… Car dans l’imaginaire collectif béninois, concéder toute demande à un malade (principalement quand c’est un enfant), est un facteur de guérison non négligeable. Des fois, je me demande si les enfants d’aujourd’hui le font encore. En tout cas, moi, j’en ai largement profité. Je ne vous dis pas.
  • Quand tu regardes un film avec ta mère, sur les 1 h 30 que dure le film, elle passe au moins une heure à te demander « c’est qui ça ? » Ou « pourquoi il fait ça ?» C’est à croire que c’est toi le réalisateur ou si c’est toi le rédacteur du synopsis.
  • Le seul moment (notamment en vacances) où il y a du calme à la maison, c’est à 20 h 30 : l’heure des feuilletons. Mais à partir de 21 heures, le vacarme reprend. C’est le moment du décryptage de l’épisode du jour. Les femmes au foyer deviennent automatiquement des expertes-décrypteuses.
  • Tu regardes la télévision avec ton père, 30 minutes après il s’endort, tu prends la télécommande pour zapper et directement, il se réveille et dit : « Remets la chaîne ». Ou quand vous suivez un film où une scène d’amour passe, il te dit à haute et intelligible voix : « Enlève-moi ça ». 🙂

 Enfin, mon préféré,

  • Quand quelqu’un te dit « Au revoir », ne t’inquiète surtout pas. Il est encore prêt à passer 30 bonnes minutes avec toi avant de partir. Tellement, la fraternité est développée chez nous, Béninois. Certains se demandent si ce n’est pas la raison qui a poussé nos anciens à prendre Fraternité – Justice – Travail comme notre devise.

Parfois, ça nous fait rire. Mais au-delà de la simple joie que nous procurent ces moments, ce sont des habitudes qui nous rendent fiers. Fiers d’être comme ça ! C’est ce qui fait de nous de vrais Béninois.

P.S : un petit 😉 à mon amie May-May qui m’a longtemps suggéré d’écrire ce billet. Merci pour ce moment !

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18. juin
2015
Art & Culture
0

Musiciens et Music’arts, fêtons!

La musique, on le dit souvent, est l’art de combiner des sons agréables à l’oreille. Dans moins de 48h, la communauté internationale célébrera la fête de la musique. Je suis sûr, qu’étant donné que ça coïncide au Nord avec le début de l’été, que les plages et places publiques seront très vite prises d’assaut pour des concerts géants comme ils nous l’ont habitué. Ici au 229, on espère vivement que Dame Nature ne fasse pas de caprices. Sinon à priori, la fête de la musique 2015, même si elle ne sera pas célébrée en grandes pompes, sera quand même célébrée.

Au programme, diverses animations dans de nombreux points chauds de Cotonou, Porto-Novo et Parakou, les trois grandes villes du pays. Mais, moi en ce qui me concerne, j’ai choisi de vibrer aux rythmes des percussions d’ici et d’ailleurs à l‘Institut Français de Cotonou, une habitude depuis quelques années. Oui, cette année encore j’y serai avec mon hashtag #fêtemusicifbénin2015 (n’hésitez pas à suivre le fil twitter). Et déjà, j’en salive énormément car, comme elle nous l’a familiarisé, l’Institut Français présente – et de loin – le meilleur programme de musiques, musiciens et music’arts à offrir au public cotonois. L’ambiance qui y règnera sera des plus euphoriques, j’en suis sûr. En attendant, on peut l’imaginer à travers cette surprise du personnel de l’Institut. En effet, pour fêter dignement la musique, les membres du personnel de l’Institut français du Bénin à Cotonou ont concocté pour nous, un cocktail de pas de danses des plus singuliers sur la chanson de ZAZ : « On ira« , surprise dont voici la teneur.

Samedi soir donc, dès 18h, le public béninois savourera la bonne musique de « chez nous » avec Sadky, la belle, Christi Joza, le Fétish Drummers, Manu Falla, le Centre Artistique et Culturel Oshala, Niema, le groupe Alle’s Tones, Faty et le doyen du reggae béninois, Yaya Yaovi. Amateurs de musique béninoise, vous serez servis ! L’entrée est libre et gratuite !

Alors, musiciens et music’arts, fêtons !

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15. juin
2015
La Place Publique
6

Premières pluies à Cotonou: ou comment devenir amphibien sans se gêner!

Cotonou, la capitale économique du Bénin fait face depuis quelques jours maintenant au mécontentement de Dame Nature. Oui, la saison des pluies vient à peine de commencer que déjà, Cotonou la belle est sous les eaux. A peine une pluie de deux jours successifs et la cohabitation crapauds-humains a commencé. C’est à se demander comment ça se fait que la ville de Cotonou n’arrive pas à trouver une solution efficace au problème récurrent d’inondation. Mais comme pour résoudre tout problème, la première chose à faire, c’est de repartir à la source.

© Jean-Paul C. Lawson
Cotonou sous les eaux © Jean-Paul C. Lawson

Les origines du problème

Le plan d’assainissement d’une ville dépend d’un certain nombre de facteurs très importants : sa situation géographique, son plan d’urbanisation (qui se base sur le nombre d’habitants), sa nature (ville commerciale, ville industrielle), sa topographie, etc. Prenons par exemple le cas de la Capitale économique du Bénin : Cotonou. Le niveau de la ville est situé en dessous de celui de la mer. Cette situation géographique non avantageuse a fait d’elle au fil des années, le réceptacle des cours d’eau avant leur déversement à la mer. Et si chaque année, la période des pluies ne facilite pas le vécu de nos chers cotonoises et cotonois, c’est parce que ni l’État central, ni la Municipalité de la ville n’ont trouvé de véritables solutions à ce problème. Manque de volonté politique ? Échecs des projets et programmes d’assainissement ? Je n’en sais trop rien. Ce qui est sûr, Cotonou est invivable en périodes pluvieuses. On se demande toujours à quoi servent alors les fonds alloués par les partenaires techniques et financiers pour aider le Bénin à régler la question ? Pendant longtemps, nous avons remarqué que notre pays n’avait pas de spécialistes des questions d’eau et d’assainissement. Mais, cette époque est révolue puis-qu’aujourd’hui, nous en avons à en revendre. Les experts béninois s’expatrient et vont mettre leur compétences au service d’autres pays, car dans le nôtre, le système ne leur permet de s’exprimer. Alors que faire ?

Les solutions au problème

« Il faut de l’argent ; il faut ré-élaborer la politique nationale de l’eau et de l’assainissement au Bénin, et permettre aux spécialistes béninois de travailler pour aider le Bénin à régler cette question », me disait l’autre soir mon frère Jean-Jacques, jeune spécialiste des question d’Eau et Assainissement. La priorité doit être aujourd’hui, de repenser entièrement le plan d’urbanisation et d’assainissement des différentes villes de notre pays. Ces plans devront tenir compte des facteurs ci-dessus énumérés. Il faudra ensuite, attribuer les marchés aux techniciens spécialistes des questions d’hydrologie et d’assainissement afin que les compétences dont nous disposons dans notre pays puissent vraiment jouer leur partition pour notre développement. Sans quoi, nous ne cesserions jamais de devenir des amphibiens.

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09. juin
2015
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09 Juin 2015 : Archivistes de tous les pays, unissons-nous !

Le 09 Juin marque la célébration de la Journée Internationale des Archives. Partout dans le monde, nous, les professionnels unissons nos voix pour vous faire comprendre pourquoi il est important de soutenir les archives et la profession, sans aucun doute une occasion excellente de découvrir ou de mieux connaître notre profession.

L’idée d’instituer une Journée Internationale des Archives remonte à 2004 lors du Congrès International des Archives à Vienne. Mais ce ne sera qu’à partir de 2007 que le Conseil International des Archives a décidé de mettre cette journée au 09 Juin, en souvenir de sa date de création sous les auspices de l’UNESCO (09 Juin 1948).

Au Bénin, comme dans de nombreux pays africains, la communauté archivistique a décidé de commémorer l’événement. Bien que le Conseil International des Archives ait décidé de continuer les réflexions sur le thème de l’an dernier (Les archives des collectivités territoriales et locales), au Bénin, c’est toute une autre organisation qui a été mise en place. En effet, cette année, la Direction des Archives Nationales, à travers son Directeur, Mr Alphonse LABITAN a décidé de s’inscrire dans la logique de la sensibilisation et de l’éveil de conscience des compatriotes, comme le faisait l’Association pour le Développement des Activités Documentaires au Bénin (ADADB) depuis quelques années. Il a donc été reçu sur la télévision nationale.

S’inscrivant toujours dans son option de promotion des métiers des archives, l’ADADB, la plus grande association professionnelle qui regroupe les archivistes, documentalistes et bibliothécaires du Bénin, a décidé de centrer sa réflexion et la célébration de cette JIA 2015 sur le thème : « Les archives de presse : écrite et audiovisuelle ». Après donc les archives hospitalières en 2013, les archives scolaires universitaires en 2014, c’est le tour des archives de presse, cette année. Les archives de presse parce que, souvent inconnues du grand public et des archivistes eux-mêmes, les archives de presse constituent un patrimoine très important. Comme nous le savons tous, la presse (et pour ainsi dire, l’information) est aujourd’hui le quatrième pouvoir. Et qui dit pouvoir, dit décisions. Sans l’information et la presse, aucune véritable histoire ne peut s’écrire, aucune décision ne peut se prendre, aucun développement ne peut se réaliser. C’est donc pour attirer l’attention de toutes les structures et organes de presse sur l’importance de bien conserver les archives qu’au niveau de l’association, ce thème a été choisi. Déjà tôt dans la matinée, le Président de l’Association, Mr Abdel Kader KPADONOU a été reçu sur la chaîne de Télévision BB 24 où il a longuement évoqué la question de l’état des archives au Bénin et de la célébration de la journée au niveau associatif. Le Deuxième Vice-Président, Mr Jean-Paul LAWSON quant à lui, sera reçu dans l’émission ‘’Archives à la Une‘’ sur la radio ADO Fm. L’ancien Président Wenceslas G. G. MAHOUSSI a lui aussi été interviewé par Radio Parakou. Il s’en suivra quelques visites d’organes de presse et de maison de médias à Cotonou, Porto-Novo et Parakou pour s’entretenir sur l’importance d’une bonne conservation des archives de presse écrite et audiovisuelle.

Espérons que cette journée contribuera un peu plus à faire prendre conscience à tout un chacun de la valeur et l’importance qu’il faille accorder à ces documents, preuve inéluctable de notre histoire, tant individuelle que collective.

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01. juin
2015
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1er juin au Bénin : des célébrations sur fonds multiples !

Au Bénin, comme chaque année, le 1er juin marque la célébration de la journée nationale de l’arbre. Mais au-delà de l’arbre, c’est aussi l’anniversaire de mon association professionnelle. Cette année, l’Association pour le développement des activités documentaires au Bénin (ADADB), association qui regroupe les spécialistes de l’information documentaire (archivistes, documentalistes, bibliothécaires, etc.), mon association, célèbre ses solennités de rubis… 1er juin 1980 : la graine ADADB a été semée par les pères fondateurs. 1er juin 2015 : l’arbre ADADB a 35 ans.

35 ans, c’est beaucoup. Si je m’amusais un instant à comparer l’association à un homme, je dirais bien qu’à cet âge, elle devrait déjà avoir des enfants. En trente-cinq ans, l’association a fait de la promotion des métiers de l’information documentaire, son leitmotiv. Petit à petit, de par ses actions, elle s’est résolument engagée sur la voie du développement des métiers des archives et de la documentation au Bénin. A sa tête, plusieurs équipes se sont succédé. Première association dans le domaine des sciences de l’information documentaire, bon gré, mal gré, elle a su se faire imposer à ce jour comme la plus grande association professionnelle. Ses actions se sont multipliées au cours de ces dernières années aussi bien à l’endroit de ses membres, qu’envers les compatriotes, citoyens béninois.

En effet, l’ADADB, c’est la formation continue des membres à travers l’organisation des journées d’études, des séminaires de formations avec l’appui de nombreux partenaires, et l’appui technique accordé aux membres lorsque ces derniers rencontrent des difficultés dans l’exercice de leur profession. Envers le public, c’est des actions de sensibilisation à travers des conférences de presse, des causeries-débat, la participation à des émissions télévisées et radiodiffusées, afin d’amener les citoyens à reconsidérer la question des archives, des bibliothèques et de la documentation et leur importance dans leur vécu quotidien. Certes, le chemin qui lui reste à parcourir est long. Mais, la route est libre. Oui, la route est libre, dans la mesure où l’actuelle équipe dirigeante de l’association a décidé de continuer par contribuer au rayonnement des métiers de l’information documentaire à travers l’instauration et le développement des partenariats avec les structures aussi bien privées que publiques, les collectivités locales et territoriales. Ce qui renforcera à coup sûr la visibilité de l’association au plan national. Il ne nous reste qu’à lui souhaiter un très joyeux anniversaire et une longue et belle vie pleine de succès.

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29. mai
2015
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6

Au commencement, était ma femme ! (hommage à toi, maman).

Lettre ouverte à ma maman!

J’ai l’habitude de dire que 5 choses sont importantes dans ma vie: Dieu, ma famille, mon futur foyer, ma réussite, et bien sûr toi, maman. Si je t’écris ces quelques mots, c’est pour te témoigner tout ce que je ressens, toute ma reconnaissance. Je ne sais pas toute la souffrance que tu as vécu, mais je sais que je t’en ai donné, et aujourd’hui, je ne peux qu’essayer de la mesurer.

Au commencement, tu étais là. Je me rappelle bien (par exemple) tous ces matins, quand déjà à 5h30 (dès la classe de CE2), tu me réveillais pour aller étudier mes cours de la journée. A cet âge, je me demandais quelle genre de mère pouvait faire cela, alors que tous mes amis se levaient à 7h, voire 7h30. Souvent, très souvent même, je ne comprenais pas les décisions que tu prenais me concernant. Toutes ces règles imposées, auxquelles je ne pouvais qu’obéir sans ronchonner. Mais, qu’aurais je pu faire, quel argument suffirait pour te convaincre que ce que tu m’imposais ne cadrait pas avec mes aspirations de la vie? Tellement d’épisodes m’ont (à bas-âge) amené à conclure (dans mon esprit d’enfant), que bien que tu sois ma génitrice, tu ne m’aimais pas. Surtout, je ne sais pas si tu te rappelleras, ce jour où tu m’as chicotté parce que j’avais révélé une réponse à un jeu concours à un ami, jeu concours que tu avais organisé. Ah oui, ce jour là, je t’avais  »détesté ». C’était sans un seul instant me douter tout le bien que tu me faisais, cette excellente éducation que me transmettais, sans m’expliquer pourquoi. Et avec tout ça, je t’ai surnommé l’Assemblée Nationale (car c’était toi le centre décisionnel de la famille, qui prenais les décisions exécutées par papa, le Gouvernement, pour le Peuple, mon frère et moi).

Mais aujourd’hui, je comprends. Je comprends tout le courage qu’il a fallu pour éduquer un garçon, que dis-je deux garçons (qu’affectueusement tu appelais « mes 1 ½ d’enfant »), tout ce que tu as enduré, tous ces compromis que tu as dû faire pour que je reçoive la meilleure éducation au monde, tous ces plaisirs que tu t’es refusé parce que j’étais là.

Pour tout, je te dis Merci. Des fois même, je me demande s’il n’y a pas un mot plus fort et plus puissant dans la langue de molière pour te dire combien de fois je te dois tout. Il y a quelques années, Corneille a chanté que « le bon Dieu est une femme« . Camara Laye l’a écrit « Toi qui, patiemment, supportais mes caprices, (…) j’aimerais encore être enfant près de toi« . Moi je ne sais vraiment quoi te dire, te chanter, t’écrire, pour te rendre hommage. Maman, tu n’es pas pilote d’avion. Tu n’es ni médecin, ni avocate, mais tu es toi, tu es ma mère.

Quand je cherchais un titre pour cet article, j’ai hésité avant de choisir celui-ci. Papa peut être fâché (même si je ne l’espère pas), mais je tiens à te le dire tout haut: « Maman, tu es ma femme, la première, et je t’aime« . Je te le dis pas assez souvent, je crois. Quelle ironie du sort, non! Tu es une étoile, un guide pour moi. Merci pour ces moments.

Bonne fête maman !

Bonne fête des Mères à toutes les femmes de ma vie !

Bonne fête des Mères à toutes mes lectrices et toutes les femmes du monde!

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Ce monde: le mien, mais aussi le vôtre!

Auteur·e

L'auteur: cyprianolaw
Je suis Jean-Paul Lawson. 23 ans, passionné d’internet, de nouvelles technologies, du web 2.0 et des réseaux sociaux, de culture générale, de photographie, de musique, de cinéma et de gastronomie, de voyages et de découvertes inédits, je me suis ‘’autoproclamé‘’ « Citoyen du Monde et des Cultures », le prototype de l’homme des réseaux sociaux.

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