On a souvent tendance à dire que les anglais ont créé le foot et que les brésiliens en ont fait une religion, mais on oublie de mentionner qu’il existe une équipe africaine qui en a fait une science ! Parce-que leur jeu est un savant calcul, d’une précision presque parfaite. Vous l’aurez deviné, je parle des Pharaons d’Egypte. Sur le continent africain, ce sont eux qui ont raflé le plus grand nombre de trophées (7 trophées au total), devant le Cameroun (5 trophées) et le Ghana (4 trophées). Même s’ils n’ont jamais passé le cap du premier tour dans la plus grande messe du football, cette fois-ci, en Russie, ils ont les arguments nécessaires pour sérieusement inquiéter les autres équipes du groupe A (la Russie, l’Arabie Saoudite et l’Uruguay). Et si vous vous demandez pourquoi, lisez plutôt la suite de ce billet !


Une excellente sélection, une équipe faite de jeunots et d’anciens pétris d’expérience

Rappelons-le, les Pharaons ont déjà participé à deux Coupes du Monde de la FIFA.En 1934, où ils ont été éliminés par la Hongrie en huitièmes-de-finale, et en 1990, où ils sont sortis dès le premier tour d’un groupe composé de l’Angleterre, des Pays-Bas et de la République d’Irlande. 2018 représente donc une troisième chance pour les Egyptiens, et pas des moindres … Si 2017 fut un millésime exceptionnel dans l’univers viticole bordelais, nous savons déjà que 2018 restera à jamais un grand cru pour la sélection des pharaons ! 28 ans que le pays tout entier rêvait de ce moment.
Je me souviens encore des moments de liesse populaire pour la célébration des victoires des équipes égyptiennes, qu’elles soient en ligue nationale, continentale ou internationale. Une fête immense à chaque qualification. Comme je l’ai déjà dit dans un billet précédent, le foot en Egypte, c’est une véritable drogue et la nationale team en est le dealer !
Cette année, la composition de l’équipe des Pharaons est vraiment très prometteuse : aux côtés des renards de la sélection tels qu’Essam El-Hadary, Ahmed Fathi ou encore Ahmed Gomaa, il y a cette jeune vague d’espoirs du football égyptien, Mahmoud « Trezeguet » Hassan, Mohamed Elneny et surtout l’incontournable Mohamed Salah (actuellement blessé à l’épaule, nos prières l’accompagnent). Tous, comme on a l’habitude de le dire, mouillerons le maillot pour  Masr  * confirmant ainsi le vieil adage africain qui dit que « c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle ».

Le championnat national, une force pour l’équipe

Si j’aime bien l’équipe retenue par Hector Cuper, l’entraîneur argentin, c’est parce que la composition de la sélection met en valeur l’excellent travail réalisé depuis quelques années déjà dans le championnat égyptien (12 des 23 joueurs sont en effet issus du championnat). Cela semble être une règle de la Fédération Egyptienne, en effet, sous le ténor Hassan Shehata, l’équipe nationale était déjà fortement composée de joueurs issus du championnat égyptien, ce qui est plutôt bien vu… habitués à jouer ensemble, les joueurs se connaissent très bien et la cohésion au sein de l’équipe est ainsi assurée.

 Quid de Mohamed Salah, la star des pharaons ?

Mohamed Salah, l’attaquant égyptien de Liverpool, s’est blessé à l’épaule gauche lors de la finale de la Ligue des champions (1-3 face au Real Madrid). Du coup, nombreux sont ceux qui se demandent si la coqueluche du moment participera ou non au Mondial. Mais, pour le peu que je connais les égyptiens, laissez-moi vous dire une chose : l’Egypte, c’est plus de 95 millions d’habitants et devant cette immensité d’âmes, il y a un PHARAON, un seul, un dieu… qui s’appelle Mohamed Salah. L’Egypte au Mondial sans Mohamed Salah ? Ce serait comme une fillette de 3 ans qui se coucherait la nuit sans sa peluche ! Impossible. Imaginez-vous un seul instant l’Egypte aller en guerre footballistique sans son joker…

Mohamed_Salah
Mohamed Salah. © Wikimédia


Mais rassurez-vous. Nous connaissons tous les richesses et les secrets de la médecine égyptienne, ainsi que les prières de l’Egypte ! Vous verrez que le phénomène Mo Salah sera bel et bien présent à Saint Pétersbourg, ce mondial 2018 le rapprochera encore un peu plus du Ballon d’Or, le joyau brut des Reds ne se laissera point compter l’événement.

Au delà de toutes ces considérations, l’Egypte n’est pas la seule concernée, toute l’Afrique l’est pour cette Coupe du Monde. C’est bien pour cette raison que, malgré tout ce qui arrivera, nous seront toujours derrière eux… Tous avec les Pharaons d’Egypte !

 

Ps: spéciale dédicace à une amie qui m’a fait aimer son pays, la grande Egypte (elle se reconnaîtra, ne vous inquiétez pas ;-).

Explications :

*L’Égypte, en forme longue « la République arabe d’Égypte » (en arabe جمهوريّة مصر العربيّة), est aussi communément appelée مصر (« Masr »).