Il y a encore quelques jours, j’ai voulu là signer ! J’ai voulu lui dire combien elle me manque encore! Parce qu’au-delà de cette haine née de l’éloignement et qui nous anime aujourd’hui, un jour il y a eu une joie, une paix, un sourire, une complicité qui tait son nom. Il y a eu un amour fraternel et amical, un amour vrai, un amour unique.

Je l’ai rencontré il y a quelques années, au cours d’une de mes nombreuses missions. Puis, de Dakar à Alexandrie, de Ouagadougou à Bruxelles, elle était présente. Elle était mon souffle. Elle était mon soufre. Au fil du temps, on a grandi ensemble, explorant main dans la main, sens dessus dessous, des univers peu connus. Nous avons bataillé contre vents et marées, sous le soleil et les vents, dans l’hiver glacial et sous la canicule de l’été.

Puis, vint le temps des pleurs, de la séparation, de l’oubli, du cœur meurtri. Et parce que l’âme souffre, le cœur s’endurcit. Parce qu’on a peur de vivre une autre déception, on se renferme. Et on se refuse d’aimer à nouveau. On jure de ne pas pouvoir vivre sans cet être qui a contribué à son émerveillement au monde. On se retrouve figé dans le temps, comme perdu à jamais.

Et quand on se surprend à rêver d’elle, quand on apprend qu’on la reverra bientôt, on sourit tout bêtement à cette idée, de la revoir un instant, de l’étreindre, de la serrer et lui dire combien l’on a besoin d’elle; qu’elle est le théâtre de nos plus belles victoires, et qu’avec elle, on est prêt d’aller au firmament.

Parce que le cœur a ses raisons que la raison ignore, et que la raison ne se nourrit pas de sentiments.

Parce qu’au-delà de tout, je l’aime et je l’aimerai toujours!