Une architecture futuriste sortie tout droit du critérium de Jean Nouvel ; un joyau à nul autre pareil non loin du Champs-de-Mars, de la grisaille d’Eiffel et de la Seine. « Terre d’accueil pour les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques », ainsi définira-t-on cette bâtisse, qui cette année, célébrera sa première décennie d’existence. 10 ans déjà qu’à travers sa devise : « Là où dialoguent les cultures », le Musée du Quai Branly contribue largement à la valorisation et promotion du patrimoine artistique et culturel africain.

Le Quai-Branly, une histoire unique !

Si aux Etats-Unis, c’est aux faits et institutions politiques, que sont associés le nom des Présidents, en France, c’est plutôt à la Culture, à leur empreinte dans ce secteur. J’avais même appris par un ami il y a quelques jours ici à Paris, qu’un ancien président américain, fort taquin, demandait aux français de laisser la politique et de se consacrer à la culture, puisque c’était dans cela qu’ils excellaient. L’histoire retiendra le nom de Jacques Chirac, alors Président de la République Française, qui en 1995, décida de constituer une commission de réflexion sur la place des arts primitifs dans les institutions muséales françaises (Commission Jacques Friedman). Les résultats de leurs travaux ont conduit le Président Chirac à créer en Décembre 1998, le Musée du Quai Branly, un établissement public national à caractère administratif. Dès lors, le train fut mis en marche. Lancement du concours international de maîtrise d’œuvre et sélection du cabinet d’études, ouverture du pavillon des Sessions au musée du Louvre, dépôt et obtention du permis de construire du bâtiment sur le site du quai Branly, construction et réception des locaux, Installation et aménagement des collections et programmes multimédias. Rien n’était laissé au hasard. Puis, vint le fameux jour du Vendredi 23 Juin 2006, où malgré une prévision de plusieurs vagues orageuses sur la capitale française, le musée a ouvert ses portes au public parisien, français et international.

Des chiffres qui ne mentent pas !

10 ans, c’est peu, me diriez-vous ! Mais, je vous répondrai qu’en disant, le MQB a battu des records. D’abord, il faut remarquer un fait qui permet de différencier la France de beaucoup d’autres pays : c’est cet amour inconditionnel pour la culture, la leur, mais aussi celle des autres. Ici, c’est comme si c’était imprimé dans leur ADN. Aller au Musée, c’est comme aller faire des courses à la supérette du coin, ou encore aller suivre un match de foot au stage. En 10 ans, c’est plus de 15 millions de visiteurs accueillis depuis l’ouverture du musée, des centaines d’expositions, rencontres artistiques et culturelles, des colloques internationaux organisés et un site internet dont la consultation est toujours en hausse au fil des années.

Des événements clés pour 2016 !

Cette année, au-delà des cérémonies du 10ème anniversaire du musée, ce sont les expositions Persona et Matahoata, qui marqueront les esprits des curieux. Entre les programmations de la salle de cinéma, des spectacles à couper le souffle et des concerts à faire vibrer vos tympans, les responsables du musée n’hésiteront pas un seul instant de faire graver cette année 2016 en lettre d’or dans l’histoire de l’institution. Enfin, il y a l’incontournable Nuit européenne des Musées #NDM2016 qui promet d’être intéressante.

Un regard particulier pour l’Afrique !

Je suis formel. Aucun musée européen ni africain ne possède autant de pièces  venue du Continent et réuni en un seul lieu que le Quai Branly. Une autre amie me disait la dernière fois qu’elle se demandait, être tombée des nues, après avoir vu certaines statues originaires de chez elle, mais qui n’existaient plus dans son pays. Des fois, même, c’est à se demander comment les Etats Africains, ont rendu la chose possible (ça c’est en tout cas, un autre débat). Ce qui est sûr, au Quai Branly, rien n’est fait dans la dentelle pour valoriser ces collections africaines. C’est comme elle me l’a fait remarquer par la suite en disant : « Si personne ne veut les mettre en valeur chez nous, pourquoi devrait-on l’interdire ceux qui veulent le faire ? ». En tout cas, on ne peut qu’être ravi que le patrimoine africain soit autant mis aux devant de la scène par le musée.

De toute façon, il y a une chose dont je suis sûr. Pour ce 10ème anniversaire, je n’attendrai pas d’invitation pour y aller. D’ailleurs même, j’ai déjà marqué cela dans mon agenda, et j’espère que vous me rejoindrez pour vivre des moments de pur bonheur… En attendant d’y être, Joyeux Anniversaire !!!

Musée du quai Branly