Ils sont cinq ! Ils sont jeunes ! Passionnés par la langue française, ils sont depuis quelques semaines, pensionnaires de la prestigieuse Université Senghor d’Alexandrie, opérateur direct de la Francophonie, tous auditeurs au Département Culture de l’illustre bâtisse. A eux cinq, c’est la représentation en perspective cavalière de l’Afrique de l’Ouest. Enfin, Ils sont Mondoblogueurs, de la 4ème promotion. A eux cinq, ils partagent cet amour pour la langue et la culture francophones dont ils sont les ambassadeurs dans cette ville historique, Alexandrie. Une rencontre fortuite dans cette ville qui abrite ce temple du savoir, le plus grand de la Francophonie. Cinq Mondoblogueurs à l’Université Senghor d’Alexandrie ! Jamais auparavant, cette institution n’a autant accueilli de blogueurs, que dis-je, de mondoblogueurs en une seule promotion. Focus sur la team MondoSenghor !

Imposante par sa carrure, elle est comme on le dit dans son pays : « Il n’y a pas son deux !». Et, ce sera par elle que nous ouvrirons ce focus ; celle-là même qui, il y a quelques années encore, arborait le numéro 9 de l’équipe de Basket de Bouaké, puis le 5 des Eléphantes de Côte d’Ivoire. Elle, c’est la « Lionne de Mondoblog », comme nous la surnommons ici à l’université, du nom éponyme de son blog. Elle, c’est la première femme à diriger, en 25 années d’existence, le Bureau des Etudiants de l’Université Senghor d’Alexandrie. Elle, c’est une femme, qui à travers son blog, vous emmènera de par son amour des belles lettres, dans un monde euphorique plein de confidences personnelles, dans sa bulle comme le disait tantôt Diam’s. Destin de Lionne, se nomme-t-il, Karidja Matagaly Traoré s’appelle-t-elle ! Sous sa plume, c’est le récit d’une vie jeune, mais très riche, une vie au service de la communauté, de la paix, et une vie pleine de découvertes et de voyages qui la mène vers les autres.

 L’image – L’être – La vie ! Ainsi, se présente notre seconde mondosenghorienne. Malgré un amour inconditionnel pour la langue de Molière, elle n’aime pas pour autant écrire. Elle, c’est plutôt la photo, c’est l’image, c’est le multimédia. « Je photographie sans frontières entre les personnages et les scènes, le souffle et l’âme, le sourire et l’espérance. Ne pas photographier, c’est arrêter de vivre! », affirme-telle. Originaire de l’ancien Soudan français, la belle Kadi Diallo ne cache pas son opinion. Trait d’union, tel est le nom de son blog. Bien qu’il ne soit pas très alimenté, il laisse transparaître un outil en jachère pour une saison de semences très fructueuse à venir. « La Fauve », c’est son surnom, ici à l’USenghor. Celle pour qui le poids des images est le leitmotiv de toute entreprise, marquera son passage à l’université par la conception de l’affiche du 25ème anniversaire de notre maison.

 Passionné de journalisme si bien qu’il a fini par en faire son métier, l’écriture ne l’effraie point. Lui, qui dès ses années collèges avait animé les journaux scolaires des différents établissements qu’il a fréquenté à Cotonou, l’aventure mondoblog n’est qu’un prolongement d’une ardoise d’écriture. Ici à Senghor, c’est l’ « ambianceur » son surnom, tellement il fait bouger les senghoriens au rythme des sonorités africaines et internationales. Lui, c’est James O. Adéyèman. View Talk, ainsi se nomme son terrain de jeu dans l’espace mondoblog. Sur ce dernier, c’est sa passion pour le journalisme du sport qui est mis en exergue. Ce que le grand public ne sait de lui, c’est son aise pour le reportage d’images de guerre. « Les terrains de combats me passionnent, et si on m’en proposait un à l’heure où nous parlons, je partirai au détriment de mes études. Après tout, c’est une passion, et la passion, il faut la vivre amplement. », confie-t’il d’un air serein.

 Journaliste radio de formation, mais ayant passé la majeure partie de sa carrière sous la plume, elle est la troisième mondosenghorienne de l’aventure, la deuxième qui nous vient du pays d’Houphouët Boigny. Ici à l’école, nous la surnommons la «C.Com ». Elle n’est pas aussi grande que la première éléphante, mais de loin, elle se fait remarquer par son sourire éblouissant. Communiquer pour elle, c’est la vie. Et sa communication, c’est pour la promotion de la femme, car comme elle-même l’affirme, « La condition féminine en Afrique mérite d’être améliorée, et notre rôle est de faire en sorte que ce combat, nous le remportions ». Mariam Sanogo, seule mondoblogueuse à posséder un blog quasi-thématique, elle vous emmène dans un monde plein d’apologie de la chose féminine, mais aussi d’histoires personnelles assez riches d’anecdotes. Son blog, c’est La déchirure, comme pour marquer une rupture sur un fait socioculturel qui pour elle arrière encore l’Afrique.

 Enfin, le dernier sur la liste ! Lui qui a longtemps griffonné sur Allô229, vous emmène depuis peu sur Regards d’Ici, un univers plein d’histoires personnelles où il jette un regard assez critique sur la société dans laquelle il vit. « Que dire, si ce n’est qu’écrire pour moi, c’est ma façon de m’évader !», rassure-t-il. Et cela permet à ceux qui se posent la question de l’intérêt qu’un archiviste a à autant écrire, de trouver ici leur réponse. Sur son blog, vous trouverez des billets d’humeur, ses analyses personnelles sur certains aspects de la vie quotidienne au Bénin, son pays d’origine et en Afrique, et des prises de position assez remarquables sur de grands sujets qui font débat un peu partout, le tout dans un style fluide et agréable à lire. En fait, ce mondosenghorien, c’est moi : Jean-Paul C. Lawson.