Je suis formel. La seule période de l’année où Cotonou fait sa toilette, c’est la semaine précédant le 1er août, jour de fête nationale. Pourquoi ? Je n’en sais trop rien. Mais je suppose que c’est la période de l’année où il y a le plus grand nombre de personnalités nationales et internationales dans la cité. Il faut quand même montrer, notamment aux étrangers, un visage attrayant de la capitale économique de ce beau pays, que dis-je, mon beau pays. Cette fois, notre invité d’honneur est le tout nouveau commandant du navire de l’Est, le président Muhammadu Buhari Et pour ne pas faire piètre figure, la municipalité s’est empressée de dépêcher dans les rues, les peintres, qui seaux à la main, badigeonnent les principales artères de la ville au 3CI.

A Noël, au Nouvel An, ou même à Pâques, et ce, depuis quelques années maintenant, vous ne verrez plus pareil spectacle. Il y a même eu un reportage réalisé en 2013 par le correspondant de TV5 Monde au Bénin, où en période de fin d’année, la cherté de vie a conduit à la mévente des commerçantes dans les marchés de la ville. Mais au-delà, de ce qu’a relevé le reporter dans son film, c’est le côté lugubre de la ville que moi j’ai remarqué. Alors que dans d’autres pays, les fêtes religieuses et de fin d’années sont l’occasion d’embellissement des villes, chez moi au 229, c’est tout bonnement le contraire… C’est à croire qu’ils n’ont plus de budget relatif à l’embellissement de la ville de Cotonou.

Les autorités à divers niveaux ont juste décidé de faire sortir l’argent seulement quand c’est la fête nationale… D’une certaine manière, je comprends… C’est quand même la fête nationale, la première célébration du pays. Mais de là, à ce que ça devienne une règle, hummm… En tout cas, une chose est claire, propre ou pas, Cotonou accueillera les festivités du 1er août 2015. Et la fête sera belle, je vous le promets !