Lettre ouverte à ma maman!

J’ai l’habitude de dire que 5 choses sont importantes dans ma vie: Dieu, ma famille, mon futur foyer, ma réussite, et bien sûr toi, maman. Si je t’écris ces quelques mots, c’est pour te témoigner tout ce que je ressens, toute ma reconnaissance. Je ne sais pas toute la souffrance que tu as vécu, mais je sais que je t’en ai donné, et aujourd’hui, je ne peux qu’essayer de la mesurer.

Au commencement, tu étais là. Je me rappelle bien (par exemple) tous ces matins, quand déjà à 5h30 (dès la classe de CE2), tu me réveillais pour aller étudier mes cours de la journée. A cet âge, je me demandais quelle genre de mère pouvait faire cela, alors que tous mes amis se levaient à 7h, voire 7h30. Souvent, très souvent même, je ne comprenais pas les décisions que tu prenais me concernant. Toutes ces règles imposées, auxquelles je ne pouvais qu’obéir sans ronchonner. Mais, qu’aurais je pu faire, quel argument suffirait pour te convaincre que ce que tu m’imposais ne cadrait pas avec mes aspirations de la vie? Tellement d’épisodes m’ont (à bas-âge) amené à conclure (dans mon esprit d’enfant), que bien que tu sois ma génitrice, tu ne m’aimais pas. Surtout, je ne sais pas si tu te rappelleras, ce jour où tu m’as chicotté parce que j’avais révélé une réponse à un jeu concours à un ami, jeu concours que tu avais organisé. Ah oui, ce jour là, je t’avais  »détesté ». C’était sans un seul instant me douter tout le bien que tu me faisais, cette excellente éducation que me transmettais, sans m’expliquer pourquoi. Et avec tout ça, je t’ai surnommé l’Assemblée Nationale (car c’était toi le centre décisionnel de la famille, qui prenais les décisions exécutées par papa, le Gouvernement, pour le Peuple, mon frère et moi).

Mais aujourd’hui, je comprends. Je comprends tout le courage qu’il a fallu pour éduquer un garçon, que dis-je deux garçons (qu’affectueusement tu appelais « mes 1 ½ d’enfant »), tout ce que tu as enduré, tous ces compromis que tu as dû faire pour que je reçoive la meilleure éducation au monde, tous ces plaisirs que tu t’es refusé parce que j’étais là.

Pour tout, je te dis Merci. Des fois même, je me demande s’il n’y a pas un mot plus fort et plus puissant dans la langue de molière pour te dire combien de fois je te dois tout. Il y a quelques années, Corneille a chanté que « le bon Dieu est une femme« . Camara Laye l’a écrit « Toi qui, patiemment, supportais mes caprices, (…) j’aimerais encore être enfant près de toi« . Moi je ne sais vraiment quoi te dire, te chanter, t’écrire, pour te rendre hommage. Maman, tu n’es pas pilote d’avion. Tu n’es ni médecin, ni avocate, mais tu es toi, tu es ma mère.

Quand je cherchais un titre pour cet article, j’ai hésité avant de choisir celui-ci. Papa peut être fâché (même si je ne l’espère pas), mais je tiens à te le dire tout haut: « Maman, tu es ma femme, la première, et je t’aime« . Je te le dis pas assez souvent, je crois. Quelle ironie du sort, non! Tu es une étoile, un guide pour moi. Merci pour ces moments.

Bonne fête maman !

Bonne fête des Mères à toutes les femmes de ma vie !

Bonne fête des Mères à toutes mes lectrices et toutes les femmes du monde!