Bonsoir chers tous ! Je reviens vers vous cet après-midi pour vous présenter quelques comportements qui nous singularisent le béninois. Eh oui, même si nous partageons beaucoup de choses avec nos frères africains, il y a un certain nombre de choses que nous faisons (que nous nous en rendions compte ou non) et qui nous caractérisent (généralement dans le mauvais sens).

Proférer des injures en circulation alors que c’est lui le fautif. Il y a quelques mois de ça, j’ai fait un tour chez nos frères du nord, au pays de Michel Kafando. Et franchement, ce que j’ai pu remarquer lors d’une altercation en circulation entre deux burkinabés, c’est totalement contraire à ce qui se passe chez moi au 229. Ici au Bénin, bien que ce soit lui le fautif, attends toi dans les 75% des cas à te faire remonter les bretelles. En deux temps trois mouvements, les towéyomin – nontwéyomin – adogandjia (injures en langue vernaculaire fon) ont déjà fait irruption dans la conversation. Au lieu de chercher à juste s’excuser d’avoir commis une faute, le béninois s’érige rapidement en victime et les arguments (quoique injustifiés) ne tardent pas à sortir pour te montrer que c’est plutôt toi qui a mal conduit.

 S’agglutiner autour de victimes d’accident, mais pas pour les aider ou appeler une ambulance. Si c’est vrai que le béninois et un modèle type de solidarité, il n’est pas tout le temps confirmé qu’il répond vraiment au type de l’homme-assistant à personne en danger. Si vous avez la malchance de perdre connaissance 2 à 3 minutes lors d’un accident, sachez que dans 8 cas sur 10, vous allez perdre soit votre téléphone portable, soit votre porte-monnaie, et des fois même les deux. Impossible de savoir qui vous a dépouillé dans une foule de près de 50 personnes qui s’est formée en moins de 2 minutes. Et si au moins, c’était pour vous aider, cela n’aurait pas été bien ? Non, c’est plutôt pour vous accuser à tort surtout quand ce n’est pas vous le fautif. Et les interprétations fuseront de toutes parts (beaucoup plus de ceux qui n’ont rien suivi de la scène).

 Privilégier les liens familiaux dans l’administration. Ceci, c’est la coutume. Si vous voulez un exemple qui justifie le proverbe africain ‘’L’on ne mange pas des pommes vertes quand on a un parent sur le pommier ‘’, ne cherchez pas trop. Prenez un aller simple pour le Bénin. Ici, c’est la règle. Des nombreuses tares de l’administration béninoise, la politique du « c’est mon frère », est la plus énervante. On se demande si la notion de l’intérêt général est toujours le mot d’ordre dans l’administration béninoise.

 Précipiter la mort des gens. Il n’y a pas deux champions au monde que les béninois dans ce domaine. Faire circuler des rumeurs non fondées, c’est le quotidien et le propre des béninois. Surtout avec les réseaux sociaux qui pullulent aujourd’hui sur la toile. Et pour preuve, à peine ai-je débuté la rédaction de ce billet que j’ai reçu sur mon smartphone un SMS m’informant qu’un ancien homme d’Etat béninois est passé de vie à trépas. Rumeur rapidement démentie par le fils de ce dernier.

 Ces quelques comportements sont tellement ancrés dans nos habitudes que nous ne voyons pas qu’elles nous déshonorent pour essayer de nous en débarrasser. Certes, l’homo béninus n’est pas de nature quelqu’un dont il faut se méfier, car il y a beaucoup de béninois qui sont honnêtes et qui inspirent confiance, mais il y en a qui vont vous saper totalement le moral de par leurs comportements dépravés, preuve que le savoir-vivre n’est point la chose du monde la plus partagée.