Il est devenu un fait au Bénin depuis quelques années, celui de ne plus croire au ‘’Fiat Lux‘’.

Mercredi 25 Février 2015, il sonne 19h, je rentre chez moi. Et comme d’habitude, à cette heure-là, Cotonou est déjà dans les embouteillages. Alors que j’attendais impatiemment que le policier charger de réguler la situation sur l’une des plus grandes artères de Cotonou nous fasse signe de circuler, un coup d’œil rapide autour de moi me ramena à une triste réalité, devenu désormais le quotidien des cotonois : le noir ! Oui, il faisait noir. Aucune lumière dans les alentours si ce n’est celles des phares des véhicules et des motos. Seules quelques habitations étaient éclairées, et quand vous vous rapprochez d’elle, on remarque instantanément le vrombissement des groupes électrogènes.

Crédit Photo Béninpresse
Crédit Photo Béninpresse

Et c’est repartit ! L’obscurité est revenue en force dans de nombreux quartiers de Cotonou. A chaque jour suffit son calvaire, et pour ainsi qualifier le sort réservé à la majorité des habitants de Cotonou. On se demande si une année viendra où les béninois auront de l’électricité dans leurs maisons pendant les 365 jours. En tout cas, ce n’est pour si tôt. Pendant longtemps, nos dirigeants nous ont miroité le fameux projet de mise en fonction de la centrale électrique de Maria-Gléta. Face à la dépendance énergétique endémique du Bénin vis-à-vis du Ghana et du Nigeria, c’était la solution. Mais depuis plus de 5 ans qu’elle a été construite maintenant, on préfère ne plus la faire tourner vu le coût de production du kilowattheure qui revient excessivement cher au contribuable. Un autre éléphant blanc dans l’histoire énergétique du Bénin ?, je ne saurais le dire ! Dans tous les cas, les cotonois souffrent énormément des affres du délestage pendant ce temps. Les commerces, les structures de froid, les hôpitaux, les marchés, tout le monde se plaint de cet allié fidèle des ménages et des sociétés. Et ce qui horripile plus d’un, c’est de toujours recevoir des factures en hausses permanentes. Car malgré les longues coupures, la Société Béninoise d’Energie Electrique ne faillit jamais quand il s’agit de venir vous exhiber votre facture de courant.

Mais face à ce phénomène récurrent, quelles solutions ? A mon avis, une seule : les Énergies Renouvelables, sources d’énergies dont le renouvellement naturel est assez rapide pour qu’elles puissent être considérées comme inépuisables à l’échelle de temps humaine. Pour lutter contre contre le délestage qui fait rage actuellement, il faut que nous nous tournions vers l’énergie solaire. S’il est vrai que tous les béninois ne peuvent pas se le permettre du fait de son coût trop élevé, l’Etat doit prendre ses responsabilités en encourageant les promoteurs de ce type d’énergie et penser à élaborer une politique qui encourage les citoyens à aller vers cette énergie qui dans le fond est assez bénéfique du point de vue qualité/prix.