La vague d’attentats terroristes perpétrés ces derniers jours dans la capitale Française a suscité à travers le monde, indignation, peur, colère, mais aussi et surtout fraternité, solidarité, et combat pour la liberté d’expression. Et comme un seul homme, nombre de chefs d’Etats et de gouvernements de par le monde ont tenu à témoigner leur soutien au peuple français lors de l’historique #MarcheRépublicaine du 11 Janvier passé à Paris. Mais si le phénomène CharlieHebdo remet sur le tapis l’épineuse question de la liberté d’expression à Paris, chez moi au Bénin, c’est plutôt #CharlieORTB qui a fait son apparition.

#CharlieORTB, qu’est-ce en réalité ?

Le terme est apparu lors de l’édition de 23h du journal télévisée sur la chaîne nationale ce dimanche 12 Janvier 2015, soit un jour après la marche républicaine à Paris. Ce soir-là, c’était le journaliste de l’office, Osias SOUNOUVOU, qui présentait les titres. Improvisation ou préparation de ce ‘’message‘’ de sa part, je ne saurais le dire. Toutefois, il a su trouver comme l’affirment bon nombre de ses confrères journalistes, les mots pour dire : « Etre heureux et fier du sens de l’engagement de Boni Yayi devenu Charlie pour la liberté de presse en France, à l’international. Et comme on aurait aussi aimé que pour la liberté de presse, que pour aller jusqu’au bout de cet engagement, le Chef de l’Etat devienne Charlie ORTB. Charlie ORTB pour la liberté de presse sur le service public de l’audiovisuel au Bénin ; liberté de presse qui rime avec ouverture des antennes de la télévision nationale aux vrais débats contradictoires sur les grandes questions politiques et autres qui engagent le présent et l’avenir de la nation. Monsieur le Président de la République, sauvez la liberté des journalistes à l’ORTB, précieux héritage de la Conférence Nationale, entre autres, et entrez dans l’histoire. Pardon pour cette impertinence, n’est-ce pas là aussi l’esprit Charlie ? Clause de conscience et devoir républicain obligent, Monsieur le Président de la République, vous êtes notre recours. Rendu obligé ce soir après trois pétitions infructueuses des journalistes de l’ORTB pour le retour de la liberté de presse sur le service public. Nous voulons juste faire notre métier et prendre notre part à la construction de la République…».

Osias S.
Jesuisosias

#JesuisOsias & #CharlieORTB, la mayonnaise prend via les réseaux sociaux ! 

Le nouveau visage de ce mouvement, Osias Sounouvou, lui-même n’a sans doute pas mesuré l’ampleur de son cri cœur. Les réseaux sociaux s’en sont chargés pour lui. Facebook, Twitter, Whatsapp, et autres, ont comme une trainée de poudre, relayés ses paroles. Rapidement des pages facebook ont été créées pour inviter le peuple béninois à le soutenir dans son élan. Sur twitter, les fils #Jesuisosias et #CharlieORTB ne cessent de s’allonger, notamment en relayant l’extrait de la vidéo de son intervention qui est disponible sur youtube. Sur les autres réseaux sociaux (whatsapp, viber, tango, etc.), c’est devenu le sujet de toutes les conversations. Et le soutien demandé ne s’est point fait attendre. Car sur ces réseaux, plusieurs autorités (honorables députés à l’Assemblée Nationale, hommes politiques, journalistes, etc.) et responsables de structures de lutte pour la sauvegarde des droits humains (ONG ALCRER, ODPH, Action Jeunesse Futur, etc.) de notre pays lui ont adressés des mots de félicitation et de soutien. Un mouvement relayé aussi par le quotidien français Le Monde dans son article Boni Yayi, devenez « Charlie ORTB ».