Emmené par l’euphorie de la victoire de mon club français préféré face à la bande à Leonel Messi avant-hier soir au Parc des Princes (même si je n’ai pas pu suivre le match, faute d’abonnement), j’ai décidé de ne pas me faire compter cette journée du mercredi entrant dans le cadre de la 2ème journée de cette Ligue des Champions 2015. 17h. Sortie du service. Un tour rapide chez mon distributeur habituel pour me réabonner, et c’est parti. Direction ma demeure. Aussitôt rentré, et après une bonne douche, je pris siège pour suivre un match. Atlético Madrid-Juventus. Belle affiche pour cette seconde journée de LDC.

En prenant la direction de l’Estadio Vicente Calderon où les colchoneros recevaient la vieille dame, je m’attendais à un match entre champions, que dis-je, entre gladiateurs. Après leur déroute en Grèce, les hommes de Diego Simeone devaient tout donner pour rattraper leur retard dans ce groupe. 20h. L’Allemand Felix Brych, l’arbitre de la rencontre lança les hostilités après l’exécution de l’UEFA Anthem. Très tôt, le vengeur masqué (Mario Mandzukic) et les siens ont pris le match à leur compte. Passes courtes, jeu posé, contrôle simples et bonne circulation de balle. Le début de match semblait presque parfait. En face, Tevez, Llorente, Pogba et les autres répondaient présents aux assauts répétés des attaquants de l’Atlético, et repartaient rapidement en contre.

De belles occasions, mais la finition pas toujours au RDV.

25ème minute, première grosse occasion de Mandzukic qui trouve Gigi Buffon sur son chemin et une réaction de Pogba à la 32ème dont la frappe enroulée passe à près d’un mètre du but d’Angel Moya constituerons les deux uniques occasions de la première mi-temps. Mais, c’est à la 75ème minute que le match sera dénoué : accélération de Tiago Mendez côté gauche, déviation vers Juanfran sur l’aile qui centre. But ! But ! But ! Arda Turan venait de faire trembler les buts de Buffon. 1-0 pour l’Atlético.

Deux styles de jeu totalement opposés

Loin de seulement constituer un match de foot classique, c’est l’opposition de deux styles de football qu’il faut relever au cours de ce match. L’une technique et l’autre physique. Enormément de fautes, notamment en milieu de terrain, des rapports physiques à ne pas en finir, comme le confirment les 9 biscottes jaunes distribuées par l’arbitre aux joueurs durant le match.

Tacticien de génie

Coach de l'Atletico de Madrid
Diego Simeone

Même si la Juve a dominé de bout en bout le match, il n’en demeurait pas moins que Diego Simeone avait plus d’un tour dans sa poche. Celui que j’appelerai l’homme du match (depuis son banc de touche) a surpris plus d’un. Alors que son équipe était à la traîne dans presque tous les compartiments de jeu, Diego Simeone a changé radicalement son système de jeu. Tous devant ! De par ses gestes demandant à ses joueurs de jouer plus haut, et réclamant à maintes reprises à l’arbitre les coups de pieds arrêtés au profit de son équipe, le coach des colchonéros a développé hier une tactique très connue des fans du jeu Football Manager, la tactique du Contenir-Contrer. Un coaching qui s’est révélé gagnant puisque sur une action collective, Arda Turan inscrivit le seul but de la rencontre, ce qui assura les 3 points à son équipe.

Le groupe A relancé

Avec la victoire inatendue de Malmö sur l’Olympiacos 2 buts à 0 hier soir, tous les débats sont relancés dans ce groupe A puisque chacune des équipes totalise une victoire et une défaite. L’Atletico de Madrid conserve toujours une chance d’aller en finale de cette édition de la LDC.